Crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile : mode d’emploi complet pour 2026
Employer un salarié à domicile peut ouvrir droit à un avantage fiscal non négligeable : le crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile. Conditions d’accès, activités concernées, dépenses prises en compte ou encore modalités déclaratives : voici l’essentiel à connaître pour en bénéficier en 2026.
Crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile : quelques rappels
Le crédit d’impôt est accessible à toute personne domiciliée fiscalement en France, qu’elle soit en activité, retraitée ou sans emploi, dès lors qu’elle engage des dépenses de services à la personne.
Les prestations doivent être réalisées :
- à votre résidence principale ou secondaire (propriétaire ou locataire) ;
- ou au domicile d’un ascendant éligible à l’allocation personnalisée d’autonomie (APA).
Le dispositif vise les services à la personne rendus à domicile. Sont notamment éligibles :
- la garde d’enfants à domicile ;
- le soutien scolaire ou les cours particuliers ;
- la préparation des repas (courses comprises) ;
- l’entretien du logement et les tâches ménagères ;
- les petits travaux de jardinage ;
- les travaux de bricolage occasionnels (« homme toutes mains ») ;
- l’assistance informatique et internet ;
- l’aide aux personnes âgées ou dépendantes (hors actes médicaux) ;
- l’accompagnement des personnes handicapées ;
- la garde-malade (hors soins) ;
- certaines prestations de mobilité ou de livraison intégrées à une offre globale.
Les dépenses éligibles correspondent aux sommes versées :
- directement à un salarié ;
- à un organisme prestataire (entreprise, association, organisme public ou privé) ;
- à un organisme agréé ou conventionné dans le cadre de l’aide sociale.
Le crédit d’impôt est égal à 50 % des dépenses engagées, dans la limite annuelle de 12 000 €.
Ce plafond peut être augmenté de 1 500 € :
- par enfant à charge (ou rattaché) ;
- par membre du foyer âgé de plus de 65 ans ;
- par ascendant bénéficiaire de l’APA.
Le plafond total majoré est limité à 15 000 €.
Le plafond de 12 000 € est porté à 15 000 € pour la 1re année au cours de laquelle vous employez un salarié à domicile. Cette limite de 15 000 € est majorée de 1 500 € selon la composition du foyer (dans les mêmes conditions que la limite de 12 000 €), mais, dans ce cas, le plafond de dépenses ne peut pas excéder 18 000 €.
Un plafond spécifique de 20 000 € s’applique lorsque :
- un membre du foyer est titulaire d’une carte d’invalidité (≥ 80 %) ;
- ou perçoit certaines prestations liées au handicap. Certaines dépenses bénéficient d’un plafond spécifique fixé comme suit :
- 500 € par an pour le petit bricolage ;
- 3 000 € par an pour l’assistance informatique ;
- 5 000 € par an pour le jardinage.
Avance immédiate du crédit d’impôt
Mise en place en 2022, l’avance immédiate du crédit d’impôt permet de bénéficier du crédit d’impôt en temps réel.
Concrètement :
- vous ne payez que 50 % des dépenses liées à l’emploi du salarié à domicile ;
- l’autre moitié est directement prise en charge via le dispositif.
Ce service est gratuit et facultatif, activable depuis votre espace en ligne dédié.
Comment déclarer les dépenses éligibles ?
Les dépenses doivent être mentionnées dans la déclaration de revenus (sur case dédiée à cet effet). Dans ce cadre, vous devez :
- déclarer les montants engagés ;
- vérifier les données préremplies (notamment via Cesu ou Pajemploi) ;
- préciser la nature des prestations ;
- indiquer :
- le type d’organisme ;
- le mode d’intervention.
Le calcul du crédit d’impôt est effectué automatiquement par l’administration.
Ce qui évolue en 2026
Pour la déclaration des revenus 2025 effectuée en 2026, de nouvelles informations doivent être précisées.
Lors de votre déclaration en ligne, vous devez désormais :
- sélectionner la catégorie de dépenses concernée ;
- indiquer le montant et le bénéficiaire ;
- préciser, pour chaque type de dépense :
- la nature de l’organisme (salarié, association, entreprise, organisme public ou privé) :
- le mode d’intervention (emploi direct, mandataire, prestataire ou mise à disposition).
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CSE : attention aux avis portant sur des données confidentielles
Un syndicat peut-il publier sur son site internet le contenu d’un avis rendu par le CSE sur la situation économique de l’entreprise ? Oui, en principe, au nom de sa liberté d’expression. Mais pas à n’importe quelles conditions, comme vient de le rappeler le juge…
Syndicat : quand la liberté d’expression syndicale se heurte à l’obligation de discrétion
Par principe, les membres du CSE et les délégués syndicaux bénéficient d’une liberté d’information syndicale.
Mais cette liberté n’est pas absolue. Elle doit notamment se concilier avec une obligation de discrétion sur les informations communiquées dans le cadre des instances, en particulier lorsqu’elles portent sur des éléments sensibles pour l’entreprise.
Cette obligation s’impose dès lors que les informations en cause présentent un caractère confidentiel et que l’employeur a expressément indiqué qu’elles devaient être traitées comme telles.
Dans cette affaire, un syndicat publie sur son site internet un article reprenant un avis rendu par le CSE central d’une entreprise sur sa situation économique et financière.
À la demande de l’employeur, certaines données chiffrées figurant dans cet avis sont masquées, tout comme le nom de certains clients.
« Insuffisant ! », estime l’employeur qui, après s’être heurté au refus du syndicat de retirer le reste de l’article, saisit le juge.
Pour l’employeur, cet avis, même partiellement masqué, reste de nature à porter atteinte aux intérêts légitimes de l’entreprise, compte tenu des informations qu’il contient.
Il rappelle d’ailleurs qu’au moment de leur communication, il avait expressément signalé aux syndicats le caractère sensible de ces données et la nécessité de les garder confidentielles.
« Faux ! », rétorque le syndicat, qui soutient que toutes les données « sensibles » ont été retirées de l’avis rendu public. Il n’y aurait donc pas lieu de retirer l’article litigieux, protégé selon lui par la liberté de communication syndicale.
Un raisonnement qui ne convainc pas le juge, lequel donne raison à l’employeur : même partiellement masqué, l’article publié contenait encore des informations sensibles sur la situation économique, l’organisation et la stratégie de l’entreprise. Or, plusieurs documents remis au CSE avaient bien été présentés comme confidentiels par l’employeur.
Dans ces conditions, le syndicat ne pouvait pas les diffuser librement. La liberté d’information syndicale ne permet donc pas de publier des éléments qui restent de nature à porter atteinte aux intérêts légitimes de l’entreprise.
En pratique, le message est clair : retirer quelques chiffres ou quelques noms ne suffit pas toujours. Si les informations restantes demeurent sensibles et confidentielles (et ont été expressément caractérisées comme telles par l’employeur), leur diffusion peut être interdite.
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Assiette minimale : gare au redressement sur les rémunérations non versées
Peut-on faire l’objet d’un redressement par l’Urssaf sur la base d’un salaire qui n’a jamais été versé ? Lorsqu’un employeur ne respecte pas les minima légaux ou conventionnels, la règle de l’assiette minimale des cotisations peut vite le rattraper. Illustration avec une décision récemment rendue par le juge…
Salaire dû mais non versé : l’Urssaf peut recalculer les cotisations…
En matière de cotisations sociales, l’employeur ne peut pas toujours raisonner à partir du seul salaire effectivement versé.
En principe, la base de calcul des cotisations ne peut pas être inférieure au Smic applicable, augmenté, le cas échéant, des primes, indemnités ou majorations prévues par la loi ou le règlement.
Et lorsque la convention collective prévoit un minimum plus favorable, c’est ce minimum conventionnel qui doit être retenu.
Mais que se passe-t-il lorsque l’employeur ne respecte pas ces minima légaux ou conventionnels ? Peut-il être tenu de verser des cotisations sur des sommes qu’il n’a pas versées ?
Dans cette affaire, à la suite d’un contrôle, l’Urssaf constate qu’un salarié embauché à temps partiel a été rémunéré en dessous du minimum conventionnel applicable.
Elle décide donc de reconstituer le salaire qui aurait normalement dû être versé et redresse l’employeur sur cette base, au titre des cotisations restées impayées.
« Impossible ! », estime l’employeur. Selon lui, en l’absence de paiement complet du salaire, les cotisations ne peuvent porter que sur les sommes effectivement versées.
Autrement dit, pour l’employeur, il ne peut pas être tenu de payer des cotisations sociales sur des rémunérations qui n’ont jamais été versées au salarié.
« Si ! », tranche le juge, en validant la position de l’Urssaf : la rémunération minimale due au salarié, qu’elle résulte de la loi ou de la convention collective, entre bien dans l’assiette des cotisations sociales, même lorsque l’employeur s’est abstenu de la verser.
En conséquence, si l’employeur n’a payé qu’une partie du salaire dû, l’Urssaf peut recalculer les cotisations sur le montant exact qui aurait dû être versé et réclamer le complément.
La leçon est donc claire : ne pas payer l’intégralité du salaire dû n’allège pas les charges sociales. Au contraire, cela peut exposer l’employeur à un redressement calculé sur une base plus élevée que celle figurant sur les bulletins de paie.
Mieux vaut donc vérifier non seulement ce qui a été effectivement payé, mais aussi ce qui aurait dû l’être au regard du Smic et, surtout, des minima conventionnels applicables…
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Vente de médicaments en ligne : nouvelle procédure d’autorisation
Afin de pouvoir ouvrir et gérer un site internet dédié à la vente de médicaments, il est nécessaire de suivre une procédure d’autorisation préalable. Cette procédure est revue à compter du 30 avril 2026…
Quelles démarches effectuer avant de lancer son activité de vente en ligne de médicaments ?
Afin de pouvoir exercer une activité de commerce électronique de médicaments et créer un site internet servant à cette activité, les pharmaciens devaient suivre une procédure de demande d’autorisation préalable auprès de l’agence régionale de santé (ARS).
À compter du 30 avril 2026, cette procédure de demande d’autorisation devient une procédure de déclaration préalable.
Cette procédure, et donc la possibilité d’exercer cette activité, est ouverte aux :
- pharmaciens titulaires d’une officine ;
- pharmaciens gérants d’une pharmacie mutualiste ou de secours minière.
La déclaration préalable doit être faite par le pharmacien à l’intention du directeur de l’ARS territorialement compétente par tout moyen permettant d’assurer avec certitude la date de réception de la demande.
La déclaration préalable comporte un certain nombre de pièces justificatives concernant :
- des informations sur l’officine ;
- le ou les pharmaciens responsables de l’activité de commerce électronique de médicaments ;
- les conditions d’organisation de cette activité ;
- le site internet ;
- les modalités de vente des médicaments.
Le dossier complet peut être consulté ici.
À réception du dossier, l’ARS dispose de 21 jours pour soit adresser au pharmacien demandeur un récépissé de déclaration de création d'un site internet pour l'exercice de l'activité de commerce électronique des médicaments, soit l’informer du caractère incomplet de son dossier et lui indiquer qu’il dispose de 15 jours pour le compléter.
Si le dossier n’est pas complété par le demandeur, l’ARS lui adresse un avis d’incomplétude et l’informe qu’il doit reprendre la démarche depuis le départ.
En l’absence de réponse de l’ARS ou d’avis d’incomplétude, le pharmacien peut commencer à exercer son activité à l’issue du délai de 21 jours suivant la réception du dossier complet par l’ARS.
Il en informe, dans un délai de 7 jours après le début de son activité, le conseil de l’ordre des pharmaciens et transmet soit le récépissé délivré par l’ARS, soit tout autre élément prouvant l’envoi d’un dossier complet.
- Décret no 2026-137 du 27 février 2026 relatif au régime de déclaration préalable d'une activité de commerce électronique de médicaments et de la création d'un site internet pour l'exercice de cette activité
- Arrêté du 27 février 2026 relatif au régime de déclaration préalable d'une activité de commerce électronique de médicaments et de la création d'un site internet pour l'exercice de cette activité prévu à l'article L. 5125-36 du code de la santé publique
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Prescription acquisitive à Mayotte : un délai raccourci
Parce qu’il a été durement touché par le cyclone Chido, le territoire de Mayotte fait l’objet de règles dérogatoires et temporaires afin de faciliter sa reconstruction. Parmi les dérogations mises en place, la prescription acquisitive fait, à Mayotte, l’objet d’un délai particulier…
Prescription acquisitive à Mayotte : de 30 à 10 ans…
Pour rappel, il est possible d’être reconnu comme le propriétaire d’un immeuble grâce à la prescription acquisitive, aussi appelée « usucapion ».
Ce mécanisme permet à une personne de devenir propriétaire d’un bien immobilier si elle le possède de manière continue, non interrompue, paisible, publique, non équivoque, et à titre de propriétaire.
Cette possession doit se faire, en principe, sur une durée de 30 ans. Pour autant, les pouvoirs publics ont réduit temporairement ce délai à Mayotte de 30 ans à 10 ans jusqu’au 31 décembre 2038.
Sont concernées les possessions :
- remplissant les conditions « classiques » de la prescription acquisitive ;
- ayant débuté avant le 11 avril 2024 ;
- constatées dans un acte de notoriété ou une décision judiciaire pris à partir du 18 avril 2027 et suivi de l'inscription d'un droit au livre foncier de Mayotte avant le 31 décembre 2038.
Des actions en revendication peuvent être formées pour interrompre cette prescription acquisitive en cours.
Parce qu’elles sont dérogatoires, ces règles font l’objet de mesures de publicité sur les sites des autorités compétentes (sites internet des ministères de l’outre-mer et de la justice, sites internet et locaux de la préfecture, des communes, etc.).
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Facturation électronique : 73 % des entreprises accompagnées par...