Contrats de services financiers conclus à distance : comment protéger le consommateur ?
Améliorer la protection des consommateurs concernant les contrats de services financiers conclus à distance : tel est l’objectif des pouvoirs publics qui ont renforcé les règles applicables en la matière, mettant ainsi la réglementation française en adéquation avec celle de l’Union européenne (UE). Que faut-il retenir de cette réforme ?
Services financiers souscrits à distance : plus de protection du consommateur
Dans le prolongement de la loi d’adaptation au droit de l’Union européenne du 30 avril 2025, dite DADDUE 5, et d’une directive européenne, les pouvoirs publics ont renforcé les dispositifs de protection des consommateurs en cas de commercialisation de contrats de services financiers conclus à distance, et qui ne sont pas déjà couverts par des dispositifs de protection prévus par la loi.
En effet, parce que le nombre de signatures de tels contrats à distance n’a fait qu’augmenter, notamment pendant la pandémie, le Gouvernement s’est emparé du sujet et enrichit les mécanismes déjà existants.
Notez que ces nouveautés s’appliqueront, en principe, à compter du 19 juin 2026.
Contrats conclus par voie électronique : création d’une fonctionnalité « rétractation »
Pour les contrats conclus à distance au moyen d'une interface en ligne, le professionnel devra mettre à la disposition du consommateur, à partir du 19 juin 2026, une fonctionnalité lui permettant d'exercer gratuitement son droit de rétractation.
Cette fonctionnalité devra être identifiable facilement par les mots « renoncer au contrat ici » ou toute formule analogue dénuée d’ambiguïté. Son accès devra être facile et direct pour le consommateur et disponible pendant toute la durée du délai de rétractation.
Très concrètement, cette fonctionnalité permettra au consommateur d’envoyer une déclaration de rétractation en ligne au professionnel. Il pourra renseigner facilement les informations nécessaires, notamment celles relatives à son identité, au contrat signé et au moyen choisi pour recevoir l’accusé de réception.
L’accusé de réception devra mentionner le contenu de la déclaration de rétractation, ainsi que la date et l’heure de l’envoi.
Renforcement des informations précontractuelles sur les services financiers
La transmission d’informations précontractuelles fait partie des dispositifs de protection des consommateurs. Une nouvelle liste d’informations sera applicable à partir du 19 juin 2026, reprenant les données déjà transmises actuellement tout en les enrichissant.
Concrètement, le professionnel devra fournir au consommateur, en temps utile et avant la conclusion à distance d’un contrat, les informations portant sur :
- son identité, ses coordonnées, son activité principale pour lui-même et pour la personne agissant pour son compte ;
- les informations relatives aux produits, instruments et services financiers proposés ;
- l'existence ou l'absence du droit de rétractation, les conséquences de cette absence et, si ce droit existe, le délai et les modalités de son exercice, le cas échéant le montant que le consommateur peut être tenu de payer, ainsi que les conséquences découlant de l'absence d'exercice de ce droit ;
- les coordonnées permettant au consommateur d’envoyer une réclamation ;
- pour les contrats conclus au moyen d'une interface en ligne, l'existence et l'emplacement de la fonctionnalité de rétractation ;
- le prix total dû par le consommateur pour le service financier (y compris les commissions, les charges et dépenses et toutes les taxes acquittées par l’intermédiaire du professionnel) ;
- si le prix exact ne peut être indiqué, la base de calcul du prix permettant au consommateur de vérifier ce dernier ;
- le cas échéant, l'existence d'autres taxes ou frais qui ne sont pas acquittés ou facturés par le professionnel ;
- le cas échéant, le recours par le professionnel à un dispositif de prise de décision automatisée destiné à adapter le prix aux caractéristiques propres du consommateur ;
- la loi applicable au contrat et la juridiction compétente ;
- le cas échéant, les conséquences d'un défaut de paiement ou d'un retard de paiement ;
- le cas échéant, les objectifs environnementaux ou sociaux poursuivis par le service financier.
Afin de mettre en place une protection effective, cette transmission d’informations devra se faire dans de bonnes conditions. Les données devront être fournies de manière lisible et compréhensible par tout moyen adapté à la technique de communication à distance utilisée, sous une forme claire et compréhensible. Si ces données sont transmises par écrit, le support doit être clair et visible.
Notez qu’un format adapté aux situations de handicap devra être fourni par le professionnel sur simple demande du client.
Une mesure d’information et de protection supplémentaire est prévue dans le cas où ces informations seront fournies moins d'un jour avant que le consommateur soit lié par le contrat. Dans ce cas, le professionnel devra rappeler à son client son droit de rétractation et ses modalités d’exercice. Ce rappel devra se faire grâce à un support durable, entre 1 et 7 jours calendaires après la conclusion du contrat.
Une nouvelle protection mise en place : les explications adéquates
En complément, et toujours en cas de contrat de service financier conclu à distance, le professionnel devra, à partir du 19 juin 2026, fournir au consommateur des « explications adéquates », gratuitement et avant la conclusion du contrat.
Ces explications adéquates porteront sur les contrats de services financiers proposés, et plus précisément notamment sur :
- les informations précontractuelles détaillées ci-dessus ;
- les caractéristiques essentielles du contrat proposé et les services accessoires ;
- les effets spécifiques que le contrat proposé peut avoir sur le consommateur, ce qui comprend également l’explication des conséquences pour le consommateur d’un défaut ou d’un retard de paiement de sa part ;
- toute autre information qui permette au consommateur d'évaluer si le contrat et les éventuels services accessoires sont adaptés à ses besoins et à sa situation financière.
Si le professionnel utilise des outils en ligne, le consommateur doit pouvoir s'adresser à une personne humaine pour obtenir des informations précontractuelles avant la conclusion du contrat. Il doit pouvoir également s’entretenir avec une personne humaine après la conclusion du contrat en cas de besoin pour sa bonne compréhension ou à son exécution.
Attention : ces règles ne s’appliqueront pas aux contrats déjà couverts par une réglementation particulière en matière d’informations précontractuelles et d’explications.
Contrats conclus par téléphone
S’agissant des contrats conclus par téléphone, le professionnel doit indiquer au début de la conversation plusieurs informations sans équivoque, à savoir :
- le but commercial de son appel ;
- son identité en tant que professionnel ou intermédiaire dudit professionnel ;
- le fait, le cas échéant, que l’appel est enregistré.
Si le consommateur accepte, les informations précontractuelles pourront se limiter aux informations relatives à la présentation du professionnel ;
- aux informations relatives aux produits proposés ;
- au droit de rétractation ;
- aux coordonnées permettant d’envoyer une réclamation ;
- pour les contrats conclus au moyen d'une interface en ligne, l'existence et l'emplacement de la fonctionnalité de rétractation ;
- le prix total dû par le consommateur pour le service financier ou la base de calcul pour vérifier le prix ;
- l'existence, le cas échéant, d'autres taxes ou frais qui ne sont pas acquittés ou facturés par le professionnel.
Pour autant, le professionnel devra informer le consommateur que les autres informations précontractuelles qui ne lui ont pas été détaillées pourront lui être transmises sur un support durable, immédiatement après la conclusion du contrat.
Notez que, pour le secteur de l’assurance, ces informations ne seront applicables qu’à compter du 11 août 2026.
Le mécanisme de la vente à deux temps
À compter du 1er janvier 2027, la réglementation en matière de vente de contrat de service financier après un échange téléphonique sera renforcée. En effet, un mécanisme de « vente à deux temps » entrera en vigueur afin de protéger davantage le consommateur.
Concrètement, en cas de conclusion d’un contrat par téléphone, même à l'initiative du consommateur, le professionnel devra lui envoyer sur un support durable une confirmation de l'offre qu'il a faite.
Le consommateur ne sera engagé qu'après avoir signé cette offre.
Un délai de rétractation renforcé
Si le délai de rétractation est, en principe, de 14 jours calendaires révolus, il pourra être de 30 jours calendaires dans certains cas.
Il en ira ainsi pour l’ouverture d’un plan d’épargne retraite individuel ou d’un sous-compte français du produit paneuropéen d'épargne-retraite individuelle, donnant lieu à l’ouverture d’un compte-titres.
De même, si le consommateur n'a jamais reçu les informations précontractuelles et les conditions contractuelles, le délai de rétractation expirera un an et 14 jours calendaires après la conclusion du contrat à distance.
Si le consommateur n'a pas été informé de son droit de rétractation dans le cadre des informations précontractuelles, son droit s'exercera sans limitation de durée.
Ces nouvelles règles ne s’appliqueront pas aux produits, instruments financiers ou services qui sont déjà soumis à leurs propres règles.
Attention : ce droit de rétractation n’a pas vocation à s’appliquer dans certains cas, listés ici. Cette liste a été élargie aux services financiers destinés aux consommateurs lorsque le prix de l'actif objet du service dépend des fluctuations des marchés financiers susceptibles de se produire pendant le délai de rétractation et sur lesquelles le professionnel n'a aucune influence.
Rappel des bonnes pratiques
La loi rappelle clairement, pour les contrats de services financiers conclus à distance, que le professionnel ne doit ni concevoir, ni organiser, ni exploiter ses interfaces en ligne pour tromper ou manipuler les consommateurs.
Ne sont pas admises, notamment, les pratiques suivantes :
- présenter les différents choix offerts de manière à influencer la décision du consommateur au moment de choisir ;
- demander de façon répétée au consommateur de faire un choix qui a déjà été fait, notamment en faisant apparaître une fenêtre contextuelle de nature à perturber son choix ;
- rendre la procédure de désinscription d'un service plus complexe que la procédure d'inscription.
Sanctions
Pour les secteurs des assurances, qui doivent appliquer, en cas de contrats conclus en ligne par démarchage téléphonique, les nouvelles règles protectrices des consommateurs, avec des aménagements notamment en matière d’informations particulières à transmettre, des ajustements visant les sanctions sont à noter.
Il revient toujours à l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) de constater et de sanctionner les manquements à la réglementation. Pour autant, cette faculté est également ouverte aux agents de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes.
Les manquements seront sanctionnés, dans les secteurs de l’assurance mais aussi de couverture sociale, par une amende administrative dont le montant ne pourra pas excéder 15 000 € pour une personne physique et 75 000 € pour une société.
Les manquements en matière de démarchage téléphonique et de ventes en 2 temps seront passibles d'une amende administrative dont le montant ne peut excéder 75 000 € pour une personne physique et 375 000 € pour une société.
Contrats de services financiers conclus à distance : comment protéger le consommateur ? - © Copyright WebLex
Soins palliatifs : une amélioration de la prise en charge
Les soins palliatifs visent une catégorie de soins destinées aux personnes atteintes de maladies graves entrainant diverses sources de souffrances. Dans l’optique d’améliorer leur accompagnement et celui de leurs proches, le dispositif est adapté…
Soins palliatifs : une définition et un suivi renforcés
La définition même de ce que sont les soins palliatifs est très largement revue. Ils sont désormais décris comme un moyen d’assurer le droit fondamental à la protection de la santé des patients.
Il est précisé qu’ils sont ouverts aux patients de tout âge et de toute situation physique, mentale ou psychique du fait de leur état physique ou d’une ou plusieurs maladies graves.
L’accent est mis sur le fait que ces soins s’adressent en particulier aux personnes en fin de vie, ce qui indique qu’il ne s’agit plus en soi d’une condition permettant d’en bénéficier.
Ils sont délivrés à l’initiative des professionnels de soins et à la demande des patients dans l’objectif de préserver leur :
- dignité ;
- autonomie ;
- qualité de vie ;
- bien-être.
Le rôle des soins palliatifs dans l’accompagnement des proches du patient est également renforcé puisqu’il doit leur être délivré désormais un soutien psychologique et social, ce même après le décès du patient.
Il faut par ailleurs noter que les honoraires des professionnels intervenant en soins palliatifs ne peuvent donner lieu à aucun dépassement.
Une meilleur information des patients
Plusieurs mesures sont mises en place afin d’améliorer l’information des patients concernant les soins palliatifs.
Il est prévu, dès l’annonce d’une maladie grave ou chronique, la remises aux patients d’un livret, facilement accessible et compréhensible par tous, explicitant les droits en matière d'accompagnement et de soins palliatifs.
Les informations recouvrent également les divers modes de prises en charge permis pour la dispense des soins palliatifs.
Des informations et des aides à la rédaction peuvent également être proposées concernant les directives anticipées ou la désignation d’une personne de confiance.
Les maisons d’accompagnement et de soins palliatifs
Un nouveau type d’établissement médico-social est créé, à savoir les maisons d’accompagnement et de soins palliatifs afin de répondre à un besoin particulier, visant le cas des patients nécessitant des soins palliatifs ne pouvant être délivrés à domicile, mais ne nécessitant pas d’être pris en charge dans une unité de soins palliatifs.
L’accompagnement et les soins sont délivrés de la même façon que dans les unités de soins palliatifs.
Un des objectifs affichés pour ces établissements et de proposer un répit pour les proches aidants des patients.
La formation des professionnels de santé
Pour améliorer la prise en charge des patients en soins palliatifs, il est proposé d’inclure dans les formations initiales des professionnels du secteur médico-social et des professionnels de la santé mentale un enseignement spécifique aux soins palliatifs.
En parallèle, pour une durée de 3 ans, le Gouvernement va expérimenter la possibilité d’intégrer des stages dans les unités de soins palliatifs et les équipes mobiles de soins palliatifs pour les étudiants en médecine.
Soins palliatifs : une amélioration de la prise en charge - © Copyright WebLex
Rescrit valeur : quand le silence vaut désormais acceptation
La loi de simplification de la vie économique modifie en profondeur le régime du rescrit valeur applicable aux petites entreprises. Désormais, pour certaines demandes, l’absence de réponse de l’administration fiscale dans le délai légal vaudra acceptation tacite de la valeur proposée. Une évolution qui marque un tournant dans la logique du rescrit fiscal et dans les relations entre l’administration et les entreprises…
Rescrit valeur : quelques rappels
Le rescrit valeur permet à une entreprise d’interroger l’administration fiscale sur la valeur d’un bien ou d’une opération avant la réalisation de certaines opérations fiscales sensibles.
L’objectif est simple :
- sécuriser la valorisation retenue ;
- éviter une remise en cause ultérieure par l’administration ;
- et limiter les risques de redressement.
Le dispositif est particulièrement utilisé dans des situations telles que :
- les transmissions d’entreprise ;
- les restructurations ;
- les apports ;
- les donations ;
- ou certaines opérations patrimoniales complexes.
Le fonctionnement actuel : un silence qui ne vaut rien Jusqu’à présent, le régime du rescrit valeur demeurait relativement protecteur pour l’administration fiscale.
En pratique :
- l’entreprise adressait sa demande ;
- l’administration disposait d’un délai pour répondre fixé à 6 mois ;
- mais l’absence de réponse ne valait pas validation de la valeur proposée.
Autrement dit, le silence de l’administration ne sécurisait pas réellement l’entreprise.
Cette situation était souvent critiquée par les praticiens, notamment pour les PME, qui pouvaient :
- attendre plusieurs mois sans visibilité ;
- hésiter à finaliser leurs opérations ;
- ou renoncer à solliciter un rescrit faute de sécurité suffisante.
Ce qui change avec la loi de simplification
Désormais, pour les entreprises relevant de la catégorie des microentreprises ou PME, l’absence de réponse de l’administration dans le délai légal vaudra accord sur la valeur estimée.
Le mécanisme devient donc un véritable accord tacite, puisque « le silence vaut accord ».
La mesure est d’application immédiate.
Une réforme importante pour les petites entreprises
Cette évolution constitue un changement majeur dans la philosophie du rescrit valeur.
Dorénavant, les PME bénéficieront d’une véritable sécurisation juridique passive :
- l’administration devra répondre si elle conteste la valorisation ;
- à défaut, la valeur proposée sera réputée acceptée.
Cette réforme s’inscrit pleinement dans la logique de la loi de simplification de la vie économique :
- réduction des incertitudes administratives ;
- accélération des décisions ;
- amélioration de la sécurité juridique des entreprises ;
- et fluidification des relations avec l’administration fiscale.
Elle traduit également une montée en puissance du principe selon lequel le silence de l’administration peut devenir créateur de droits pour les entreprises.
Rescrit valeur : quand le silence vaut désormais acceptation - © Copyright WebLex
Impôt sur le revenu : quelles prestations sociales doivent être déclarées ?
De nombreuses aides sociales et prestations familiales échappent à l’impôt sur le revenu. Toutefois, certaines allocations ou prises en charge restent imposables, totalement ou partiellement, selon leur nature ou leur montant. Quelles sommes doivent être déclarées ? Quelles sont celles exonérées ? Faisons le point…
Les aides sociales totalement exonérées d’impôt
Certaines prestations sociales bénéficient d’une exonération totale d’impôt sur le revenu, quel que soit le montant perçu. Elles n’ont donc pas à figurer dans la déclaration annuelle de revenus. Sont notamment concernées :
- le revenu de solidarité active (RSA) ;
- la prime d’activité ;
- les prestations familiales versées par la caisse d’allocations familiales (CAF), comme :
- les allocations familiales ;
- la prestation d’accueil du jeune enfant (PAJE) ;
- le complément familial ;
- l’allocation de rentrée scolaire ;
- l’allocation de soutien familial ;
- l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé ;
- les aides au logement ;
- l’allocation journalière de présence parentale ;
- l’allocation forfaitaire versée en cas de décès d’un enfant ;
- les aides liées au handicap, notamment :
- l’allocation aux adultes handicapés (AAH) ;
- la prestation de compensation du handicap (PCH) ;
- le complément de ressources ; o la majoration pour la vie autonome ;
- les aides au logement :
- l’aide personnalisée au logement (APL) ;
- l’allocation de logement sociale (ALS) ;
- l’allocation de logement familiale (ALF) ;
- l’aide exceptionnelle de fin d’année, plus connue sous le nom de « prime de Noël » ;
- les bourses étudiantes attribuées sur critères sociaux.
Les Indemnités journalières également exonérées
Plusieurs indemnités versées dans un contexte médical ou professionnel sont également exclues de l’impôt sur le revenu.
C’est notamment le cas :
- des indemnités journalières versées au titre d’une affection de longue durée (ALD) nécessitant un traitement coûteux ;
- des indemnités liées à un accident du travail ou une maladie professionnelle, exonérées à hauteur de 50 % ;
- de l’indemnité temporaire d’inaptitude, également exonérée à 50 % ;
- des prestations versées dans le cadre d’un contrat facultatif de prévoyance complémentaire ;
- des indemnisations accordées aux victimes de l’amiante ou à leurs ayants droit ;
- des indemnisations destinées aux victimes de maladies radio-induites ou des essais nucléaires français. Certaines allocations restent toutefois imposables malgré leur caractère social.
C’est notamment le cas de :
- l’allocation journalière du proche aidant ;
- l’allocation journalière d’accompagnement d’une personne en fin de vie.
Les prestations exonérées dans certaines limites
Certaines aides accordées par l’employeur ne deviennent imposables qu’au-delà d’un plafond fixé par la réglementation. Lorsque ce plafond est dépassé, seule la fraction excédentaire doit être déclarée.
Titres-restaurant
La participation patronale aux titres-restaurant reste exonérée dans la limite de 7,26 € par titre pour l’année 2025.
Chèques-vacances
Les chèques-vacances sont exonérés dans la limite de 1 802 €.
Frais de transport domicile-travail
La prise en charge des abonnements de transports en commun est exonérée jusqu’à 75 % des frais engagés.
Utilisation d’un véhicule personnel ou d’un vélo
Les aides versées pour les trajets domicile-travail réalisés avec un véhicule personnel, un vélo ou un vélo à assistance électrique sont exonérées dans la limite annuelle de 600 €, dont 300 € maximum pour les frais de carburant.
Aides aux services à la personne
L’aide financière versée par l’employeur pour financer des services à la personne, directement ou via un CESU préfinancé, est exonérée dans la limite de 2 540 € pour l’année 2025.
Forfait mobilités durables et prime transport
En 2025, l’exonération s’applique dans la limite de :
- 600 € ;
- ou 50 % des frais réellement engagés lorsque ce montant est supérieur à 600 €.
Lorsque le salarié cumule le forfait mobilités durables avec la prise en charge obligatoire des transports publics, l’exonération totale peut atteindre 900 €.
Les indemnités qui restent imposables
À l’inverse, certaines indemnités destinées à compenser une perte de revenus doivent être intégrées à la déclaration d’impôt.
Sont notamment imposables :
- les allocations chômage versées par France Travail, imposées dans la catégorie des traitements et salaires ;
- les indemnités journalières maladie, sauf celles versées dans le cadre d’une affection de longue durée ;
- les indemnités de maternité et de paternité ;
- les indemnités liées à des arrêts pathologiques pendant ou après la grossesse ;
- les pensions d’invalidité (sauf exceptions) ;
- les indemnités d’accident du travail et de maladie professionnelle, imposables à hauteur de 50 %.
Impôt sur le revenu : quelles prestations sociales doivent être déclarées ? - © Copyright WebLex
Lanceurs d’alerte : une nouvelle autorité vers qui se tourner ?
Les lanceurs d’alerte peuvent transmettre les informations qu’ils estiment sensibles à différentes autorités, en fonction des sujets traités. Les autorités compétentes sont listées par la réglementation et cette liste sera ajustée à partir du 1er juillet 2026.
Lanceurs d’alerte : Tracfin entre dans la liste
Pour rappel, un lanceur d'alerte est une personne qui signale ou divulgue des informations portant sur un crime, un délit, une menace ou un préjudice pour l'intérêt général. Cette divulgation ou ce signalement se fait sans contrepartie financière, de manière directe et de bonne foi.
Ces remontées d’informations peuvent se faire, selon les circonstances, soit par un signalement interne, soit par voie externe.
Lorsque le signalement est fait par voie externe, cela signifie que le lanceur d’alerte transmet ses informations à des autorités compétentes, à savoir :
- le Défenseur des droits, qui l'oriente vers la ou les autorités les mieux à même d'en connaître ;
- le juge judiciaire ;
- les autorités de l’Union européenne (UE) compétentes ;
- une autorité compétente listée par les pouvoirs publics.
Cette liste renvoie aux autorités en fonction du sujet. Ainsi, par exemple, en matière de services, produits et marchés financiers et prévention du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme, le lanceur d’alerte peut se tourner jusqu’à présent vers :
- l’Autorité des marchés financiers (AMF), pour les prestataires en services d'investissement et infrastructures de marchés ;
- l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), pour les établissements de crédit et organismes d'assurance.
À compter du 1er juillet 2026, le service à compétence nationale Traitement du renseignement et de l'action contre les circuits financiers clandestins (Tracfin) est ajouté à cette liste. De plus, le champ d’intervention de l’AMF et l’ACPR sera élargi et ne se cantonnera plus aux domaines listés.
La liste des autorités est disponible dans sa version mise à jour ici.
Lanceurs d’alerte : une nouvelle autorité vers qui se tourner ? - © Copyright WebLex
MalletteCyber PRO : un outil pédagogique pour renforcer la...