Actualités comptables

Facturation électronique : factures par mail, PDF ou papier interdites ?

Actualitée créée le 28/08/2026 à 2026-08-28, actualisée le 28/08/2026 à 2026-08-28
Catégorie : Actualités fiscales

À compter du 1er septembre 2026, certaines entreprises devront émettre leurs factures via une plateforme agréée. Cela signifie-t-il qu'il sera désormais interdit d'envoyer une facture par mail, en PDF ou sur papier ?

Facturation électronique : le canal habituel reste possible, mais pas comme mode de fonctionnement

À partir du 1er septembre 2026, les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire soumises à l'obligation d'émission devront transmettre leurs factures électroniques par l'intermédiaire d'une plateforme agréée pour les opérations concernées par la réforme.

En principe, l'envoi d'une facture par mail, en PDF ou sur papier ne répond donc pas à cette obligation et ne constitue pas le mode normal de transmission attendu.

Pour autant, l'administration rappelle qu'une facture adressée par l'un de ces canaux n'est pas dépourvue d'effet.

Lorsqu'elle correspond à une opération réelle et comporte les mentions nécessaires, elle peut être traitée, comptabilisée et payée afin d'assurer la continuité de l'activité et de la relation commerciale.

Si, au démarrage de la réforme, une difficulté technique empêche temporairement l'utilisation du circuit électronique, l'entreprise peut exceptionnellement recourir à un canal habituel afin d'éviter toute interruption de la facturation.

Mais cette solution reste transitoire : l'entreprise doit, dès que possible, transmettre ou régulariser la même facture via le circuit électronique prévu par la réforme afin de permettre la transmission des données à l'administration.

Surtout, l'administration insiste sur un point : il ne sera pas possible d'organiser durablement sa facturation en dehors du dispositif.

Les entreprises devront être en mesure de démontrer qu'elles sont engagées dans une véritable démarche de mise en conformité et qu'elles corrigent progressivement les difficultés rencontrées.

Pendant la phase de démarrage de la réforme, l'administration indique qu'elle tiendra compte des difficultés réelles rencontrées par les entreprises engagées dans une trajectoire sérieuse de mise en conformité.

Cette souplesse ne reporte toutefois, ni ne suspend l'entrée en vigueur de l'obligation de facturation électronique.

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Facturation électronique : et si votre dispositif n'est pas opérationnel ?

Actualitée créée le 28/08/2026 à 2026-08-28, actualisée le 28/08/2026 à 2026-08-28
Catégorie : Actualités fiscales

À compter du 1er septembre 2026, les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire devront émettre leurs factures électroniques via une plateforme agréée. Mais que faire si le dispositif n'est pas encore totalement opérationnel ?

Émettre des factures électroniques : l'obligation s'applique dès le 1er septembre 2026

Les entreprises soumises à la 1re vague de la réforme de la facturation électronique restent tenues d'émettre leurs factures électroniques à compter du 1er septembre 2026.

Le fait que leur système d'information, leur plateforme ou leur prestataire rencontre encore des difficultés ne suspend pas cette obligation.

Pour autant, l'administration n'attend pas des entreprises qu'elles disposent, dès le 1er jour, d'un dispositif parfaitement stabilisé.

L'administration invite les entreprises à adopter une démarche progressive de mise en conformité.

Concrètement, elles sont encouragées à utiliser le circuit électronique pour les flux déjà opérationnels, à corriger progressivement les difficultés rencontrées sur les autres flux et à conserver les éléments démontrant les actions engagées.

Autrement dit, il n'est pas recommandé d'attendre que l'ensemble du dispositif soit finalisé pour commencer à émettre des factures électroniques. Les entreprises ont au contraire intérêt à basculer en priorité les flux les plus importants ou les plus faciles à traiter.

Si, pour certaines factures, le circuit électronique ne peut pas être utilisé immédiatement, l'entreprise peut recourir, à titre transitoire, à un autre canal de transmission afin d'éviter une interruption de la facturation ou un blocage des paiements.

Cette solution ne dispense toutefois pas de l'obligation d'émission électronique. Lorsqu'elle est possible, une régularisation ultérieure par la transmission de la même facture via une plateforme agréée est recommandée.

À défaut de régularisation, l'entreprise devra être en mesure de démontrer qu'elle est engagée dans une démarche réelle et continue de mise en conformité.

C'est cette trajectoire active, davantage que l'absence de toute difficulté technique, que l'administration indique vouloir prendre en compte pendant la phase de démarrage de la réforme.

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Retraite : le calcul de la pension évolue

Actualitée créée le 27/08/2026 à 2026-08-27, actualisée le 27/08/2026 à 2026-08-27
Catégorie : Actualités sociales

Depuis le 1er septembre 2026, certaines règles de calcul des pensions de retraite évoluent pour les assurés ayant bénéficié de majorations de durée d’assurance liées aux enfants. 2 mesures sont à retenir : la réduction du nombre d’années prises en compte pour calculer le revenu annuel moyen et la prise en compte, dans une certaine limite, de trimestres liés aux enfants pour la retraite anticipée pour carrière longue.

Retraite de base : 24 ou 23 années retenues pour calculer le revenu annuel moyen

Pour rappel, la pension de retraite de base du régime général est notamment calculée à partir du revenu annuel moyen (ou salaire annuel moyen) correspondant aux 25 meilleures années de carrière.

Dans une logique d’amélioration des droits, la de financement de la Sécurité sociale pour 2026 a prévu que, pour les pensions prenant effet à compter du 1er septembre 2026, les majorations de durée d’assurance (liées à la maternité, l’éducation, l’adoption et le congé parental) seront considérées comme des périodes cotisées pour l’ouverture de droit à la retraite anticipée pour carrière longue, dans le respect d’une durée maximale qui restait à fixer.

C’est désormais chose faite puisque, pour les pensions prenant effet à compter du 1erseptembre 2026, le revenu annuel moyen sera calculé sur la base :

  • des 24 meilleures années lorsque l’assuré a bénéficié d’une majoration de durée d’assurance au titre d’un enfant ;
  • des 23 meilleures années lorsqu’il a bénéficié d’une telle majoration au titre d’au moins 2 enfants.

Sont concernés les assurés bénéficiant d’une majoration de durée d’assurance :

  • pour maternité, adoption ou éducation d’un enfant ;
  • pour l’éducation d’un enfant handicapé ;
  • au titre d’un congé parental d’éducation.

Notez que, si cette mesure a initialement été présentée comme une mesure destinée à « améliorer la retraite des mères », cette évolution ne leur est pas réservée : elle bénéficie à tout assuré remplissant les conditions requises.

Ces nouvelles règles de calcul s’appliquent également aux travailleurs non-salariés relevant du régime général pour l’assurance vieillesse.

Carrière longue : jusqu’à 2 trimestres liés aux enfants pris en compte

Autre évolution : depuis le 1er septembre 2026, les assurés souhaitant bénéficier d’un départ anticipé à la retraite au titre d’une carrière longue pourront prendre en compte certains trimestres supplémentaires liés aux enfants.

Pour mémoire, le dispositif de retraite anticipée pour carrière longue permet à certains assurés ayant commencé à travailler jeunes (soit avant 16, 18, 20 ou 21 ans) de partir à la retraite avant l’âge légal, sous réserve notamment de justifier d’une durée d’assurance cotisée suffisante.

Certaines périodes qui n’ont pas donné lieu à cotisations peuvent néanmoins être assimilées à des périodes cotisées, dans certaines limites : ce sont les périodes dites « réputées cotisées ».

La loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 a prévu d’y intégrer les périodes correspondant aux majorations de durée d’assurance accordées :

  • au titre de la maternité, de l’adoption ou de l’éducation d’un enfant ;
  • au titre d’un congé parental d’éducation.

Mais une limite est fixée : 2 trimestres au maximum pourront être retenus pour l’accès au dispositif de retraite anticipée pour carrière longue.

Notez que cette mesure s’applique également aux travailleurs non-salariés, y compris aux professions libérales réglementées et aux avocats.

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Prime carburant : un plafond d’exonération doublé en 2026

Actualitée créée le 27/08/2026 à 2026-08-27, actualisée le 27/08/2026 à 2026-08-27
Catégorie : Actualités sociales

Pour faire face à la hausse des prix du carburant, le Gouvernement a annoncé plusieurs assouplissements relatifs à la prime transport. Des annonces qui viennent d’être confirmées par l’administration via le bulletin officiel de la sécurité sociale (BOSS) : quelles sont-elles ?

Prime carburant : un plafond d’exonération réhaussé à 600 € et plus de salariés concernés

Rappelons que l’employeur peut, de manière facultative, prendre en charge tout ou partie des frais exposés par ses salariés pour leurs déplacements entre leur résidence habituelle et leur lieu de travail.

Cette prise en charge, appelée prime transport, peut notamment concerner :

  • les frais de carburant, comme l’essence ou le diesel ;
  • les frais d’alimentation d’un véhicule électrique, hybride rechargeable ou à hydrogène.

En principe, cette prime bénéficie d’une exonération d’impôt sur le revenu et de cotisations et contributions sociales dans la limite de 600 € par an et par salarié, dont 300 € maximum au titre des frais de carburant.

Jusqu’alors, la prise en charge des frais de carburant était par ailleurs réservée aux salariés contraints d’utiliser leur véhicule personnel pour se rendre au travail. Il s’agit notamment de ceux :

  • dont la résidence habituelle ou le lieu de travail se trouve dans une commune qui n’est pas desservie par un service public de transport collectif régulier ou par un service privé mis en place par l’employeur, ou qui n’est pas incluse dans le périmètre d’un plan de mobilité obligatoire ;
  • ou dont les horaires de travail ne permettent pas d’utiliser les transports en commun.

À cela s’ajoute, en principe, une règle de non-cumul entre cette prise en charge et la participation obligatoire de l’employeur au coût des abonnements de transports publics.

Le Gouvernement a cependant annoncé fin mai 2026 sa volonté d’aménager temporairement le dispositif et d’avantager les salariés afin de répondre à la hausse des prix des carburants.

Dans un communiqué du 6 août 2026 publié via le bulletin officiel de la Sécurité sociale, l’administration vient de confirmer ces assouplissements.

Ainsi, pour les primes versées jusqu’au 31 décembre 2026, la limite d’exonération propre aux frais de carburant passe de 300 € à 600 € par an et par salarié.

Concrètement, un employeur qui prend en charge les frais de carburant engagés par un salarié pourra donc bénéficier, en 2026, d’une exonération dans cette nouvelle limite, sous réserve du respect des autres conditions applicables au dispositif.

Il est également confirmé la suspension, jusqu’à la fin de l’année 2026, de certaines conditions normalement applicables au versement de la prime carburant.

Ainsi, ne seront temporairement plus exigées :

  • la condition tenant à l’absence de solution de transport en commun ;
  • l’interdiction de cumuler la prime carburant avec la prise en charge par l’employeur des abonnements de transports publics.

En pratique, la prime carburant pourra donc bénéficier à un nombre beaucoup plus important de salariés en 2026, y compris à ceux qui disposent d’une offre de transports collectifs ou dont l’abonnement aux transports publics est déjà pris en charge en partie par leur employeur.

Les autres règles encadrant la prime transport restent, en revanche, applicables. Sa mise en place demeure notamment facultative pour l’employeur. Notez toutefois qu’au plan formel, ces mesures nécessitent encore une adaptation des textes juridiques applicables.

Dans l’intervalle, l’administration admet, par tolérance, que les employeurs puissent déjà anticiper ces nouvelles règles dans leurs déclarations effectuées au titre de l’année 2026.

Les entreprises peuvent donc appliquer ces assouplissements pour 2026 dans les conditions précisées par l’administration, dans l’attente de la publication des textes officiels.

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Épandage agricole des boues d’épuration : une indemnisation possible

Actualitée créée le 27/08/2026 à 2026-08-27, actualisée le 27/08/2026 à 2026-08-27
Catégorie : Actualités juridiques

Les exploitants agricoles qui estiment subir des dommages causés par l’épandage agricole des boues d’épuration peuvent demander une indemnisation à la préfecture. Des précisions sur le contenu de cette demande viennent d’être apportées…

Demande d’indemnisation des dommages : quel contenu ?

Un fonds de garantie des risques liés à l'épandage agricole des boues d'épuration est chargé d'indemniser les préjudices subis par les exploitants agricoles et les propriétaires des terres agricoles et forestières dans les cas où ces terres, ayant reçu des épandages de boues d'épuration urbaines ou industrielles, deviendraient totalement ou partiellement impropres à la culture en raison de la réalisation d'un risque sanitaire ou de la survenance d'un dommage écologique lié à l'épandage.

Cela suppose que, du fait de l'état des connaissances scientifiques et techniques, ce risque ou ce dommage ne pouvait être connu au moment de l'épandage et dans la mesure où ce risque ou ce dommage n'est pas assurable par les contrats d'assurance de responsabilité civile du ou des responsables de ces boues (maître d'ouvrage des systèmes de traitement collectif des eaux usées domestiques, entreprise de vidange, maître d'ouvrage des systèmes de traitement des eaux usées industrielles).

Les exploitants agricoles et les propriétaires de terres agricoles et forestières qui estiment subir des dommages causés par l'épandage agricole des boues d'épuration doivent adresser un dossier de demande d’indemnisation à leur préfecture.

Pour que leur demande soit recevable, les demandeurs doivent fournir un dossier complet comprenant :

  • leurs informations d'identification (identité, SIRET, coordonnées, RIB) ;
  • la localisation et la surface des parcelles concernées (cartographie, références cadastrales et îlots PAC) ;
  • les justificatifs établissant le lien de causalité avec les épandages de boues (bons de réception, fiches de fertilisants, cahier d'épandage) ;
  • l'historique sur cinq ans de l'ensemble des intrants utilisés sur les parcelles (autres matières fertilisantes et produits phytosanitaires) ;
  • les justificatifs des conditions de réalisation des épandages (plans et bilans de campagnes) ;
  • le mode d'exploitation des parcelles (direct, fermage ou métayage) et les coordonnées du propriétaire en cas de location ;
  • la justification des charges et des pertes de recettes subies ;
  • un courrier officiel des services de l'État (DDPP et/ou DRAAF) notifiant la non-conformité des productions (dépassement des seuils réglementaires ou dangerosité) et imposant leur retrait du marché ;
  • l'indication de l'aptitude ou de l'inaptitude (même temporaire) des terres à poursuivre une activité agricole ou sylvicole, avec des justificatifs (comme des analyses de sols) en cas d'inaptitude.

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Présidente :
Laetitia MICHELON
Expert-comptable

Commissaire Aux Comptes

Adresse : 4 rue jean Monnet
ZAC La Raboine 
17110 Saint-Georges-de-Didonne

Horaires d'ouverture du cabinet : du lundi au vendredi, 8h30-12h30 et 14h-18h

Bureau secondaire: 26 B Rue Lafayette- 17300 ROCHEFORT

Horaires d'ouverture: Lundi au vendredi, 9h-12h30 et 14h-17h30

En dehors de ces horaires, vous pouvez contacter le standard pour prendre rendez-vous

Tél. : 05 46 05 28 55
Fax : 05 46 05 47 13

Infos utiles

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