Actualités comptables

Sécurité sociale à Mayotte et Saint-Pierre-et-Miquelon : cap sur le droit commun

Actualitée créée le 31/08/2026 à 2026-08-31, actualisée le 01/09/2026 à 2026-09-01
Catégorie : Actualités sociales

La protection sociale applicable à Mayotte et à Saint-Pierre-et-Miquelon évolue afin de rapprocher progressivement ces territoires du droit commun. Si l’objectif est commun, les modalités et le calendrier diffèrent sensiblement. Tour d’horizon des principaux changements…

Mayotte : une réforme systémique et une convergence sociale vers le droit commun

Avant toute chose, rappelons que Mayotte et Saint-Pierre-et-Miquelon disposent d’un système de Sécurité sociale spécifique, distinct de celui applicable en métropole, le code de le Sécurité sociale n’y étant pas applicable de plein droit.

Mais parce que ces particularités peuvent conduire à des écarts importants avec le droit commun, notamment en matière de prestations sociales, de cotisations sociales ou encore de protection des assurés, un rapprochement progressif avec le régime général est engagé sur ces 2 territoires.

Concernant Mayotte, la réforme est particulièrement conséquente puisqu’elle organise l’intégration progressive du territoire dans le droit commun de la Sécurité sociale.

Ainsi, à compter du 1er janvier 2028, le code de la Sécurité sociale deviendra, sauf dispositions particulières, directement applicable à Mayotte. À la même date, les assurés mahorais seront intégrés au régime général, en remplacement du régime local actuellement applicable.

Cette bascule ne signifie toutefois pas que toutes les règles seront immédiatement identiques à celles applicables en métropole et dans les autres départements et régions d'outre-mer.

Une période de convergence est ainsi organisée, avec un objectif général d'alignement des prestations sociales à l'horizon 2031, tandis que certaines mesures concernant les prélèvements sociaux ou certaines particularités locales pourront subsister jusqu'en 2035 (voire jusqu’en 2036 dans certains cas).

Plusieurs évolutions concernent directement les assurés et les familles. Certaines règles relatives aux prestations familiales seront progressivement rapprochées du droit commun, notamment en matière de prestation d'accueil du jeune enfant, de complément familial, de prime à la naissance, de prime à l'adoption ou encore d'assurance vieillesse des parents au foyer.

La convergence concerne également les minima sociaux. La majoration du RSA pour isolement sera notamment étendue à compter de 2028, tandis que le RSA jeune doit devenir applicable à compter de 2030. Le montant du RSA et celui de la prime d'activité feront eux aussi l'objet d'un rapprochement progressif avec le droit commun.

Pour les employeurs, la réforme emporte également des conséquences importantes en matière de cotisations et contributions sociales.

Les taux de certaines cotisations pourront ainsi demeurer spécifiques jusqu'en 2035 et le plafond de Sécurité sociale applicable à Mayotte suivra lui aussi une trajectoire de convergence. La CRDS sera progressivement rapprochée du droit commun.

Les dispositifs de réduction ou d'exonération de cotisations sociales sont également concernés, notamment l'exonération LODEOM et les réductions de cotisations maladie et allocations familiales qui lui sont associées.

Enfin, la généralisation de la complémentaire santé collective obligatoire aux salariés de Mayotte est reportée à 2036.

Saint-Pierre-et-Miquelon : une modernisation du système existant

Concernant Saint-Pierre-et-Miquelon, la logique est différente. Il ne s'agit pas de faire disparaître le régime local, mais de moderniser son fonctionnement et d'étendre au territoire différentes dispositions du code de la Sécurité sociale qui n'y étaient pas encore applicables.

La Sécurité sociale locale repose encore en partie sur des règles anciennes, ce qui peut conduire à des retards ou à des différences dans l'application de certaines évolutions nationales.

Les missions et la gouvernance de la Caisse de prévoyance sociale de Saint-Pierre-et-Miquelon sont ainsi modernisées, avec un rapprochement de ses règles de fonctionnement de celles applicables aux autres organismes de Sécurité sociale.

Les règles de recouvrement évoluent également, notamment au travers du développement de la dématérialisation des déclarations.

Plusieurs nouveaux droits sont par ailleurs rendus applicables ou renforcés. Sont notamment concernés certaines indemnités journalières liées aux congés de parentalité, le droit à l'information retraite, certains dispositifs de retraite anticipée, la prise en compte du compte professionnel de prévention, ainsi que la protection des travailleurs exposés à l'amiante.

De nouvelles règles relatives à l’information des assurés sur leurs droits à la retraite devront notamment être applicables au plus tard le 1er janvier 2031.

Un autre volet important concerne les accidents du travail et maladies professionnelles (AT/MP). Les règles de droit commun ont vocation à être progressivement étendues à Saint-Pierre-et-Miquelon, sous réserve des adaptations nécessaires aux particularités locales.

Plusieurs mesures entreront en vigueur progressivement. Certaines devront être applicables au plus tard le 1er janvier 2031, tandis que d'autres pourront l'être au plus tard le 1er janvier 2035.

Les nouvelles règles de reconnaissance, de réparation et de tarification des AT/MP devront s’appliquer au plus tard le 1er janvier 2035, afin notamment de permettre une évolution progressive des cotisations correspondantes.

À cette même échéance maximale est également prévue l’extension du dispositif de cessation anticipée d’activité des travailleurs de l’amiante (ACAATA).

Au final, ces évolutions poursuivent un même objectif de rapprochement avec le droit commun, mais selon 2 approches différentes : une transformation structurelle du système de protection sociale à Mayotte, avec une bascule dans le régime général à compter de 2028, et une modernisation progressive du régime local à Saint-Pierre-et-Miquelon.

Pour les employeurs, ces changements devront être suivis avec attention au cours des prochaines années, en particulier à Mayotte où les évolutions concernant les cotisations sociales, les exonérations et la protection sociale complémentaire vont s'échelonner jusqu'en 2036.

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Pompes à chaleur air/air et taux réduit de TVA : les conditions sont dévoilées

Actualitée créée le 28/07/2026 à 2026-07-28, actualisée le 01/09/2026 à 2026-09-01
Catégorie : Le coin du dirigeant

Depuis la loi de finances pour 2026, certaines pompes à chaleur air/air peuvent bénéficier du taux réduit de TVA de 5,5 % lorsqu'elles sont installées dans le cadre de travaux de rénovation énergétique. Toutefois, les équipements concernés n’étaient jusqu’alors pas connus. C'est désormais chose faite…

Pompes à chaleur : des critères désormais fixés pour profiter du taux réduit de TVA

Jusqu'à présent, la loi prévoyait que certaines pompes à chaleur air/air pouvaient bénéficier du taux réduit de TVA de 5,5 %, sous réserve qu'elles répondent à des exigences de performance environnementale et de durabilité.

Ces critères viennent d’être dévoilés et sont disponibles ici.

Sont concernés les équipements fixes, installés de manière permanente dans un bâtiment, fonctionnant grâce à un moteur électrique.

Pour bénéficier du taux réduit, les pompes à chaleur devront notamment respecter un niveau minimal de performance énergétique, variable selon leur puissance et leur technologie (mono-split, multi-split ou équipements de plus forte puissance).

Il est également imposé que le fluide frigorigène utilisé soit conforme aux nouvelles exigences européennes destinées à limiter l'utilisation des gaz à fort potentiel de réchauffement climatique.

Pompes à chaleur air/air et taux réduit de TVA : les conditions sont dévoilées - © Copyright WebLex

Du nouveau pour les commissaires aux comptes

Actualitée créée le 31/08/2026 à 2026-08-31, actualisée le 31/08/2026 à 2026-08-31
Catégorie : Actualités juridiques

2 normes d'exercice professionnel, adoptées par la Haute Autorité de l'audit afin de fixer le cadre méthodologique et les diligences applicables aux commissaires aux comptes intervenant au sein des petites entreprises, selon qu'ils sont nommés pour un mandat de 3 ou de 6 exercices, viennent d’être homologuées. Que prévoient-elles ?

Commissaires aux comptes : homologation de 2 normes d’exercice professionnel

2 nouvelles normes d’exercice professionnel, la norme NEP 911 et la norme NEP 912, viennent d’être homologuées. Elles ont pour objectif de fixer le cadre méthodologique et les diligences applicables aux commissaires aux comptes intervenant au sein des petites entreprises, selon qu'ils sont nommés pour un mandat de 3 ou de 6 exercices.

Concernant la norme NEP 911 (mandat de 3 exercices) :

  • elle s'applique aux cas de désignation volontaire, sur demande d'associés minoritaires (au moins un tiers du capital) ou dans le cadre de petits groupes (têtes de groupe ou filiales franchissant certains seuils) ;
  • elle définit les modalités d'audit pour obtenir une assurance raisonnable sur les comptes annuels et, le cas échéant, consolidés (lettre de mission, seuil de signification, procédures d'audit adaptées, traitement des anomalies) ;
  • elle exige l'établissement d'un rapport spécifique destiné aux dirigeants identifiant les risques financiers, comptables et de gestion (étendu au périmètre du groupe pour les entités têtes de groupe), tout en prévoyant des recommandations possibles sous réserve du respect du principe de non-immixtion ;
  • elle dispense expressément le commissaire aux comptes d'une série de rapports et diligences prévus par la loi pour les mandats classiques (notamment sur certaines conventions réglementées ou opérations sur le capital) ;
  • elle maintient les obligations d'alerte, de révélation des faits délictueux et de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme.

Concernant la norme NEP 912 (mandat de 6 exercices) :

  • elle encadre les interventions proportionnées à la taille et à la complexité des petites entreprises dans les cas de désignation volontaire ou légale au titre de petits groupes pour un mandat classique de 6 exercices ;
  • elle fixe une démarche d'audit similaire pour la certification des comptes et les obligations légales de communication et de signalement, sans prévoir le rapport spécifique sur les risques ou les dispenses de diligences attachés au mandat de 3 exercices.

Sur un plan purement formel, ces normes imposent la tenue d'un dossier de travail proportionné retraçant la démarche suivie, les éléments probants obtenus et les communications avec les organes dirigeants.

Du nouveau pour les commissaires aux comptes - © Copyright WebLex

Lutte contre les maladies cardio-vasculaires : une stratégie nationale mise en place

Actualitée créée le 31/08/2026 à 2026-08-31, actualisée le 31/08/2026 à 2026-08-31
Catégorie : Actualités juridiques

Une stratégie nationale pluriannuelle de lutte contre les maladies cardio-neuro-vasculaires est mise en place : l’objectif est de renforcer les dispositifs de prévention, de sensibilisation et de dépistage de ces pathologies au sein du système de santé, en milieu scolaire et dans le cadre du travail. Que faut-il en retenir ?

Lutte contre les maladies cardio-vasculaires : sensibilisation et dépistage au programme

L'État vient de définir une politique pluriannuelle visant à fixer les priorités en matière de prévention, de dépistage, de parcours de soins et à réduire les inégalités territoriales et sociales de santé.

Dans les grandes lignes, voici ce qui est prévu :

  • En ce qui concerne les rendez-vous de prévention et dépistages :
    • intégration d'un dépistage clinique et biologique des maladies cardio-neuro-vasculaires et cardiaques structurelles dans les rendez-vous de prévention des adultes (avec prise en compte des spécificités féminines).
    • instauration d'un dépistage précoce obligatoire (notamment pour l'hypercholestérolémie familiale) pour les enfants dans l'année suivant leur sixième anniversaire, consigné dans le carnet de santé (mentionnant la réalisation ou le refus parental).
  • En ce qui concerne les compétences des professionnels de santé :
    • les masseurs-kinésithérapeutes et les pharmaciens sont explicitement autorisés à mesurer la pression artérielle dans une démarche préventive (dérogation aux règles de l'exercice illégal de la médecine) ;
    • le cadre d'exercice d'autres auxiliaires et professionnels médicaux est également actualisé.

Dans le même temps, il est prévu que les services de santé au travail intègrent des actions de dépistage et de sensibilisation annuelle aux facteurs de risques, pouvant s'appuyer sur divers partenaires (mutuelles, communautés professionnelles territoriales de santé, associations agréées, etc.).

Parallèlement, il est prévu que les écoles élémentaires mettent en place des actions annuelles d'information et de sensibilisation aux facteurs de risques cardio-neuro-vasculaires.

Le Gouvernement devra remettre un rapport d'évaluation médico-économique au Parlement trois ans après la promulgation de la loi.

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Soutien aux exploitations agricoles en difficultés : des aides possibles

Actualitée créée le 31/08/2026 à 2026-08-31, actualisée le 31/08/2026 à 2026-08-31
Catégorie : Actualités juridiques

En vue de faciliter le redressement des exploitations agricoles, une aide pour la réalisation d'un audit global de l'exploitation et une aide à la relance de l’exploitation peuvent être allouées. Les conditions pour bénéficier de ces aides sont assouplies…

Aides au redressement d’une exploitation agricole : des conditions assouplies

En vue de faciliter le redressement des exploitations agricoles, les aides suivantes peuvent être allouées :

  • une aide pour la réalisation d'un audit global de l'exploitation ;
  • une aide à la relance de l'exploitation.

Pour bénéficier de ces aides, l'exploitant doit, à la date de dépôt de la demande d'aide :

  • être âgé d'au moins 21 ans et ne pas avoir atteint l'âge de 62 ans ;
  • exercer une activité de production agricole en qualité de chef d'exploitation et ne pas être chef d'exploitation à titre secondaire depuis plus de 3 ans ;
  • ne pas bénéficier d'autre avantage servi par un régime obligatoire d'assurance vieillesse qu'une pension de réversion ;
  • justifier d'une capacité professionnelle agricole suffisante acquise soit conformément aux conditions d'accès aux aides à l'installation ou par la possession d'un diplôme communautaire de niveau équivalent, soit par une expérience professionnelle sur une exploitation agricole, en qualité de chef d'exploitation, d'une durée minimale de 3 années consécutives ;
  • lorsqu'il a reçu une aide que la Commission européenne a déclarée illégale et incompatible avec le marché intérieur, avoir remboursé ou versé sur un compte bloqué le montant total de cette aide majoré des intérêts correspondants.

Quant à l’exploitation concernée, elle doit :

  • prendre la forme soit d'une exploitation agricole individuelle dont la main-d'œuvre non salariée est constituée du chef d'exploitation, éventuellement assisté de son époux ou de son partenaire de pacte civil de solidarité ou de son concubin ou d'aides familiaux, soit d'une société dont l'objet est exclusivement agricole à condition qu'au moins 50 % du capital social soit détenu par des agriculteurs ;
  • employer au moins une unité de travail non salariée, étant précisé que :
    • une personne travaillant sur l'exploitation ne peut être prise en compte pour plus d'une unité de travail ;
    • les membres de la famille de l'exploitant ne peuvent être pris en compte que si leur participation aux travaux de l'exploitation représente au moins une demi-unité de travail (ils sont pris en compte au prorata de leur activité) ;
  • ne pas employer annuellement une main-d'œuvre salariée permanente ou saisonnière supérieure à 50 unités de travail équivalent temps plein.

Pour le bénéfice de l’aide pour la réalisation d'un audit global de l'exploitation, l'exploitation du demandeur doit répondre au moins à l'un des critères suivants au vu du dernier exercice comptable clos ou sur la base du dernier arrêté des comptes :

  • un taux d'endettement supérieur ou égal à 50 % ;
  • un excédent brut d'exploitation rapporté au produit brut inférieur ou égal à 25 %.

Pour le bénéfice de l’aide à la relance de l'exploitation, l'exploitation du demandeur doit :

  • avoir fait l'objet d'un audit, réalisé au cours des 12 derniers mois précédant la date de dépôt de la demande de cette aide, réalisé par un expert choisi par l'exploitant sur une liste établie par le préfet, comportant un plan d'action et démontrant une perspective de retour à la viabilité par un engagement dans un plan de restructuration ;
  • justifier, au vu du dernier exercice comptable clos ou sur la base du dernier arrêté des comptes :
    • s'agissant des sociétés à responsabilité limitée, d'une réduction de plus de 50 % du montant du capital social souscrit en raison des pertes accumulées des réserves et de tous les autres éléments relevant des fonds propres ;
    • s'agissant des sociétés à responsabilité illimitée et des exploitations agricoles individuelles, d'une réduction de plus de 50 % des fonds propres.

Il faut noter que ces aides peuvent désormais être accordées en dépit du fait que l'exploitation fait l'objet d’une procédure de règlement amiable, d’une procédure de sauvegarde ou d’une procédure de redressement judiciaire.

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Coordonnées

SAS AUDIENCE ATLANTIQUE EXPERTS-COMPTABLES

Présidente :
Laetitia MICHELON
Expert-comptable

Commissaire Aux Comptes

Adresse : 4 rue jean Monnet
ZAC La Raboine 
17110 Saint-Georges-de-Didonne

Horaires d'ouverture du cabinet : du lundi au vendredi, 8h30-12h30 et 14h-18h

Bureau secondaire: 26 B Rue Lafayette- 17300 ROCHEFORT

Horaires d'ouverture: Lundi au vendredi, 9h-12h30 et 14h-17h30

En dehors de ces horaires, vous pouvez contacter le standard pour prendre rendez-vous

Tél. : 05 46 05 28 55
Fax : 05 46 05 47 13

Infos utiles

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